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La fibromyalgie touche environ 1,5 à 2 % de la population, presque trois fois plus souvent les femmes que les hommes. Elle se manifeste par des douleurs diffuses qui durent depuis au moins trois mois, souvent accompagnées de fatigue, de troubles du sommeil, de difficultés de concentration et d’une hypersensibilité au toucher, au froid, à la lumière ou au bruit. La classification internationale des maladies de l’OMS la range parmi les douleurs chroniques généralisées. Son diagnostic est clinique : un médecin le pose à partir d’un entretien et d’un examen, car il n’existe pas de marqueur biologique spécifique.

Ce que recommandent aujourd’hui les autorités de santé

En juin 2025, la Haute Autorité de santé (HAS) a validé sa recommandation « Fibromyalgie de l’adulte : conduite diagnostique et stratégie thérapeutique ». Elle décrit une stratégie graduée et personnalisée. En première ligne, elle place l’activité physique, avec un apprentissage pour la poursuivre en autonomie, le développement de stratégies d’autogestion de la maladie, le maintien dans l’emploi et l’accompagnement des difficultés associées, comme les troubles du sommeil ou l’anxiété. Les médicaments arrivent en deuxième ligne, avec un bénéfice qu’elle qualifie de modeste sur la douleur.

La HAS indique aussi que la relaxation, l’hypnose et la méditation peuvent être discutées dans le projet de soins, car elles ne présentent ni effet indésirable ni risque pour la santé. Elle y met quatre conditions : des intervenants formés, un contenu et des modalités pratiques définis, un apprentissage que la personne peut ensuite pratiquer seule, et un arrêt en l’absence de réponse.

La sophrologie apparaît dans ce texte, mais sans traitement de faveur. La HAS la cite parmi les techniques de relaxation et précise que, faute d’études suffisantes, il n’est pas possible de dire qu’une technique est préférable à une autre. Je ne peux donc pas vous annoncer que la sophrologie ou la méthode CALME soulagent la fibromyalgie, et je ne le ferai pas.

Le stress et le système nerveux dans mon accompagnement

Je ne traite pas la fibromyalgie. Ce n’est ni mon rôle ni ma compétence, et seul un médecin peut poser ce diagnostic et en assurer le suivi. La HAS décrit la maladie comme liée à des modifications de la détection et de la modulation de la douleur dans le système nerveux central. Elle précise aussi que l’anxiété ou la dépression, fréquentes chez les personnes concernées, n’impliquent pas nécessairement une cause psychologique aux douleurs. Je ne présente donc pas le stress comme l’origine de la fibromyalgie.

Le stress reste pourtant une réalité quotidienne pour beaucoup de personnes qui vivent avec la douleur. L’INSERM range d’ailleurs le stress et les émotions parmi les facteurs qui peuvent aggraver les symptômes, et la relaxation parmi ceux qui peuvent les atténuer. C’est sur cette part-là que j’interviens, avec la méthode CALME, en cinq étapes. Il s’agit de Comprendre ce qui se passe dans votre corps et dans vos réactions, d’Accueillir ce que vous ressentez sans lutter contre, de Libérer les tensions accumulées, de Modifier progressivement vos réactions face au stress, puis d’Équilibrer pour installer ces repères dans la durée.

Ce que cet accompagnement vise, et ce qu’il ne promet pas

En séance, nous travaillons des outils de respiration et de relâchement que vous pouvez ensuite utiliser seul. Nous apprenons aussi à repérer les signaux qui annoncent une montée de tension. L’un des objectifs consiste à relâcher la lutte permanente contre la douleur, qui épuise. Ces outils visent votre manière de vivre avec le stress, pas l’intensité de la douleur, et je ne peux pas vous promettre qu’elle diminue.

Ce que la méthode CALME ne remplace pas

Cet accompagnement vient en complément d’un suivi médical, jamais à sa place. Il ne remplace ni l’activité physique adaptée, que la HAS juge primordiale dans le traitement, ni les traitements prescrits, ni l’éducation thérapeutique, ni un traitement psychologique structuré, que la HAS confie à un psychologue clinicien ou à un psychiatre.

Si vous ressentez une anxiété importante, une humeur dépressive ou des idées sombres, parlez-en à votre médecin. La HAS recommande de repérer et de traiter ces troubles tout au long du suivi. Restez enfin vigilant face à toute pratique présentée comme miraculeuse ou qui dénigre la médecine conventionnelle, quelle qu’elle soit. En cas de doute, la HAS invite à demander l’avis d’un médecin.

Pour prendre rendez-vous ou en savoir plus sur mon accompagnement, retrouvez-moi sur saussez.com.